A song made by Akoun Matata
A song made by Akoun Matata
Intro
À qui profite les dettes ?
À qui profite les dettes ?
Dis-moi, à qui profite les dettes ?
Verse 1
Ils signent des papiers dans des palais climatisés,
Des conventions, des accords, des milliards négociés,
Les stylos brillent sous les flashs des photographes,
Pendant que le peuple attend, les poches vides, il souffre. (Wesh!)
Les fonds arrivent, mais où vont-ils vraiment ?
Dans des comptes lointains, dans des villas, dans le vent,
Ils parlent de développement, de routes, d'avenir,
Mais le futur qu'ils bâtissent, c'est pour eux, pas pour nous venir.
Chorus
À qui profite les dettes ?
Pas à celui qui sème, pas à celui qui transpire,
À qui profite les dettes ? (Oh la la!)
Au peuple on dit "patience", pendant qu'eux, ils peuvent rire.
Qui signe ? Qui gagne ? Qui paie à la fin ?
C'est toujours le même dos qui porte le destin.
Verse 2
Les contribuables travaillent, suent sous le soleil brûlant,
Leurs impôts alimentent des rêves d'autres gens,
On leur dit que c'est pour l'école, pour l'hôpital,
Mais les factures s'accumulent et l'horizon reste banal. (C'est chaud!)
Quand vient le temps de rembourser,
Les dirigeants sont loin, bien à l'abri, bien protégés,
C'est le vendeur de rue, c'est la maman du marché,
C'est le fonctionnaire humble qui va tout payer.
Chorus
À qui profite les dettes ?
Pas à celui qui sème, pas à celui qui transpire,
À qui profite les dettes ? (Vas-y!)
Au peuple on dit "patience", pendant qu'eux, ils peuvent rire.
Qui signe ? Qui gagne ? Qui paie à la fin ?
C'est toujours le même dos qui porte le destin.
Bridge
On nous parle de croissance, de taux, de PIB,
Des chiffres bien habillés pour masquer la misère,
Mais la dette n'a pas d'odeur quand c'est le voisin qui pleure,
Elle a le goût du sang quand c'est toi qu'on effleure. (Allez!)
Afrique, lève les yeux,
Lis les contrats avant de signer sous ces cieux,
Car chaque dette signée sans le peuple consulté,
Est une chaîne nouvelle sur notre liberté.
Verse 3
Génération sacrifiée sur l'autel du pouvoir,
On naît déjà endettés, voilà notre histoire,
Des chiffres qu'on nous laisse comme seul héritage,
Pendant que leur richesse passe de page en page. (Wesh!)
Il est temps de demander des comptes, de crier,
Transparence, justice, halte à l'impunité,
Car un peuple informé ne se laisse plus distraire,
Et une dette injuste, on peut la refaire.
Chorus
À qui profite les dettes ?
Pas à celui qui sème, pas à celui qui transpire,
À qui profite les dettes ? (Oh la la!)
Au peuple on dit "patience", pendant qu'eux, ils peuvent rire.
Qui signe ? Qui gagne ? Qui paie à la fin ?
C'est toujours le même dos qui porte le destin.
Outro
Le peuple paie... le peuple paie...
Mais le peuple se lève... le peuple se lève...
À qui profite les dettes ?
Plus jamais silence. Plus jamais silence.