[female
vocals] (
Piano
sombre,
notes
éparses,
atmosphère
étouffée)
Regardez-vous.
Vraiment
regardez-vous.
Pas
le
reflet,
mais
la
structure.
Dans
le
grand
théâtre
de
l'ego,
chacun
joue
sa
partition
Une
société
en
boucle,
prisonnière
de
sa
propre
fiction
On
accumule
les
masques,
on
empile
les
certitudes
Pour
masquer
le
vide,
pour
briser
la
solitude
Le «
moi »
est
devenu
une
industrie,
un
produit
de
luxe
On
vend
son
âme
en
kit
pour
quelques
points
d'afflux
Et
dans
cette
course
folle
vers
le
sommet
du
néant
On
oublie
le
voisin,
on
devient
son
propre
tyran
C'est
la
danse
des
ombres
dans
une
cage
dorée
Où
la
vérité
crue
est
une
insulte
Ã
ignorer.
Société
égocentrique,
miroir
brisé
en
mille
morceaux
On
bâtit
des
châteaux
sur
des
fondations
de
roseaux
Le «
je »
dévore
le «
nous »,
le
silence
devient
cri
On
se
perd
dans
l'image,
on
oublie
notre
esprit
Société
égocentrique,
miroir
brisé
en
mille
morceaux
On
cherche
la
lumière
au
fond
de
nos
propres
tombeaux.
Regardez
cette
frénésie,
cette
urgence
du
paraître
On
préfère
la
façade
Ã
la
profondeur
de
l'être
La
sororité,
la
fraternité,
sacrifiées
sur
l'autel
Du
narcissisme
pur,
du
mépris
rituel
Déconstruire
le
mythe,
c'est
un
travail
de
fourmi
Face
Ã
l'arrogance
d'un
système
qui
nous
endort
Ã
demi
J'ai
vu
des
consciences
se
noyer
dans
un
écran
Cherchant
la
validation
du
regard
d'un
passant
C'est
nerveux,
c'est
précis,
c'est
une
lame
dans
la
plaie
Il
est
temps
de
sortir
du
cycle,
il
est
temps
d'arrêter.
Société
égocentrique,
miroir
brisé
en
mille
morceaux
On
bâtit
des
châteaux
sur
des
fondations
de
roseaux
Le «
je »
dévore
le «
nous »,
le
silence
devient
cri
On
se
perd
dans
l'image,
on
oublie
notre
esprit
Société
égocentrique,
miroir
brisé
en
mille
morceaux
On
cherche
la
lumière
au
fond
de
nos
propres
tombeaux.
Et
si
on
posait
les
armes ?
Et
si
on
brisait
le
cercle
de
verre ?
La
force
n'est
pas
dans
l'isolement
Elle
est
dans
le
partage,
dans
le
mouvement
collectif
Le «
moi »
n'est
rien
sans
l'autre
Le «
moi »
n'est
qu'un
souffle
sans
le
monde
Réveillez-vous
avant
que
le
miroir
ne
nous
dévore.
La
maturité,
c'est
comprendre
que
le
centre
n'est
pas
ici
Il
est
dans
cet
espace
invisible,
entre
toi
et
moi,
c'est
ainsi
La
dénonciation
n'est
qu'une
étape
vers
la
construction
Sortons
de
la
bulle,
finissons
cette
addiction
La
société
est
un
miroir,
si
elle
est
sombre,
c'est
nous
Si
elle
est
brisée,
c'est
notre
égo
qui
est
Ã
genoux
Levons
la
tête,
changeons
la
fréquence
L'humain
reprend
sa
place
dans
l'immense
silence.
Société
égocentrique,
miroir
brisé
en
mille
morceaux
On
bâtit
des
châteaux
sur
des
fondations
de
roseaux
Le «
je »
dévore
le «
nous »,
le
silence
devient
cri
On
se
perd
dans
l'image,
on
oublie
notre
esprit
Société
égocentrique,
miroir
brisé
en
mille
morceaux
On
cherche
la
lumière
au
fond
de
nos
propres
tombeaux.
Le
miroir
est
tombé.
Il
reste
les
éclats.
À
nous
de
les
ramasser.
Pour
enfin
nous
voir.
Tel
quel. (
Basse
profonde
qui
s'estompe,
piano
final)